monologue d’un kamikaze raté !
Abdallah est un bon gars sans histoire et sans la moindre méchanceté. Pourtant un vrai problème subsiste en lui : depuis son enfance, il rate tout ce qu’il fait.
Par désespoir, il s’engage comme terroriste à Al-Qaïda, dans le seul but de réussir au moins une chose dans sa vie : sa propre mort.
Après plusieurs attentats ratés, n’arrivant qu’à faire rire de lui, Abdallah devient la risée d’Al-Qaïda. Ben Laden n’en pouvant plus, le renvoie.
Ce personnage haut en couleur, drôle par sa bêtise par vient tout au long du spectacle à nous toucher par sa candeur et sa fraîcheur.
Seul sur scène, sans le moindre décor, muni seulement de ses nombreuses imitations, Abdallah parvient à nous faire voyager du désert afghan, passant par les Etats-Unis à Montréal avec beaucoup de légèreté et d’authenticité.
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Renvoyé d’Al-Qaïda, que faire? Un spectacle de Mohsen El Gharbi. L’artificier du tragicomique a déjà remporté un franc succès avec sa création Il était une fois… Omi Mouna. Il revient à la charge en rendant dérisoire ce qu’il y a de plus sérieux. Rater un attentat suicide, c’est bien la preuve que le ridicule ne tue pas! El Gharbi confirme, comme Denis de Rougemont, que « le Diable est sardonique et ironique à souhait, mais il ne supporte pas l'humour ».
Un jeune musulman rêve de se faire sauter, mais n'arrive à rien d'autre qu'à faire rire de lui. El Gharbi parvient à propulser sur scène une multitude de bulles comme autant de perles sur des poupées russes. Rire ou pleurer du destin du fou?
Juste pour mourir, la ceinture finit par exploser... de rire !
JUSTE POUR MOURIR,
monologue d’un kamikaze raté !
De et par Mohsen El Gharbi
Titre de Joseph Nakhlé.
Une production de L’Acteur en Marche.
Crée au Festival du Monde Arabe de Montréal 2006 et présenté en première à la Cinquième Salle de la Place des Arts à Montréal.
Durée : plus ou moins 1h30 - peut aller jusqu'à deux heures.
Montage : le jour même +/- 2 h max. lumière.
Décor : néant.